Objectifs et méthodologie


Nos formations, notamment organisées d’initiative au niveau de la Province de Liège : 

> s’adressent à des acteurs associatifs;

> se distinguent de la formation scolaire, professionnelle, etc, par leur contenu, la méthodologie utilisée et les publics visés;

> ont pour objectifs de permettre aux participants d’acquérir des compétences d’analyse, de communication, ainsi qu’une réflexion critique sur le fonctionnement de la société.

L’ECOLE INTERPROFESSIONNELLE LIEGEOISE est au centre de nos formations

Créée il y a plus de 40 ans, elle s’est constamment adaptée aux besoins des participants. Cette dernière accueille près de 150 acteurs associatifs par an pendant 24 mercredis après-midi de début octobre à fin mars durant 3 ans. Il s’agit d’une formation de base de longue durée (2e niveau) qui nécessite pour certains de participer préalablement à la formation d’initiation (1e niveau) organisée soit le samedi matin (de janvier à mars) soit de façon ponctuelle à des moments variables dans l’année, répondant à la demande de certains groupes de personnes intéressées.  

 

D’autres formations spécifiques visant la réinsertion sociale, le développement de la citoyenneté, les connaissances des milieux de travail, développées aussi dans les modules PMTIC, à destination de publics diversifiés donnent une large assise à notre base potentielle de recrutement pour alimenter notre projet de formation de longue durée.  

Notons que certaines formations plus sectorielles (métallos verviétois, employés wallons et bruxellois du gaz et de l’électricité, travailleurs des secteurs Alimentation - Horeca - Services) ayant comme thématique le droit social, des techniques de communications, de dynamique de groupe, les relations collectives, l’économie,…  se situent, elles, soit en amont, soit en aval de l’Ecole interprofessionnelle liégeoise. Différents lieux de formation (en Province de Liège, voire en dehors de la Province)  accueillent les publics variés qui y participent dont certains  d’ailleurs peuvent être issus des formations du mercredi après-midi ou encore vont s’y inscrire. Toutes ces actions constituent ou élargissent notre projet de formation. 

 

SCHEMA PROJET FORMATION FAR

 

METHODOLOGIE ET DYNAMIQUE INTERNE

 

L’Ecole interprofessionnelle liégeoise développe à travers des méthodes actives une méthodologie participative partant du vécu et des expériences de chacun, pour constituer un corpus d’apprentissage par les pairs complété par des apports théoriques et exemplatifs du formateur.Ceci pour permettre à chacun de s’intégrer en compréhension dans un processus de changement social. Les milieux populaires sont confrontés à des bouleversements sociaux, économiques et culturels permanents et de plus en plus rapides dont ils doivent quotidiennement en affronter les conséquences (précarité et perte d’emploi, dégradations des conditions de travail et de vie,…).  

 

La FAR par sa dynamique de formation donne la possibilité aux participants de mieux comprendre les enjeux sociétaux et leur permet de développer des outils pour structurer leur action quotidienne. Au travers de programmes de formation qui développent une information, l’analyse et l’action collective pour arriver à des solutions de solidarité. Elle a non seulement pour objectif de renforcer la démocratie mais aussi de permettre à des militants potentiels de l’action sociale de devenir de véritables acteurs associatifs.

 

La formation s’inscrit dans une démarche systémique mettant les différentes « disciplines » en interaction permanente. Le tout influençant les parties et les parties influençant le tout. Sur base de cette interaction entre l’économie et le droit social ; les valeurs, revendications et conquêtes sociales ainsi que  les techniques de communication le tout constitue les quatre piliers de chacune des années de formation. 

 

Afin de créer la dynamique de la « vraie vie » à chaque fois, en fonction des caractéristiques des participants, les groupes sont constitués de façon aussi hétérogène que possible (hommes - femmes, âges, expérience professionnelle, …)  Cette hétérogénéité est  maintenue de manière permanente jusqu’à la fin de la 3e année. Le contenu des formations est constamment  adapté en fonction des  demandes verbalisées ou non des participants.  En effet ces derniers interviennent activement dans le déroulement de la formation, par l’apport de leur vécu quotidien (milieu) de leurs  demandes. Pour que la démocratie théorique (formelle) devienne pratique (réelle), il est indispensable en milieu populaire que les acteurs socioculturels que nous formons puissent à leur tour répondre aux attentes. 

 

Les droits sociaux et culturels constituent des compléments indispensables du suffrage universel. La promotion socioculturelle des travailleurs qui est non seulement à l’origine, mais également au centre des conquêtes sociales et politiques est indispensable dans un processus de « conquêtes » à «reconquérir » en permanence. 

 

Un va et vient permanent entre la confrontation des « acquis » avec la réalité du terrain, l’ajustement à la réalité des exercices pratiques proposés, complétés par la mise à jour régulière des outils pédagogiques assurent une dynamique indispensable à la formation d‘acteurs associatifs agents de changement dans la société. 

 

L’évaluation des différentes actions de formation s’organise en deux temps : 

 

·         Des réunions des délégués de classe, une évaluation individuelle et collective (façon dont la formation s’est déroulée ; documentation de base, ajustée et complétée ; intérêts rencontrés ; utilité,…),

 

·         Des réunions de l’équipe pédagogique (une dizaine de formateurs-animateurs) qui garantissent un processus d’évaluation permanente.

  

 

PERSONNEL SPECIFIQUE A L’ORGANISATION DES FORMATIONS

 Outre l’équipe interne permanente (économistes, juriste, journalistes, psychopédagogues, licenciés en communication), quelques formateurs externes (enseignant, monde associatif) complètent et enrichissent le staff des formateurs, dont la plupart travaillent depuis des années dans le domaine de l’éducation permanente. 

 

Plus de la moitié des formateurs ont moins de 35 ans et amènent ainsi des idées nouvelles pour faire évoluer les méthodes et les contenus face aux changements du monde du travail et aux besoins des acteurs sociaux à former.